L'UEFA se range du côté d'Aulas

ATS

19.5.2020

La date limite du 3 août pour terminer les championnats nationaux n'était qu'une «recommandation» de l'UEFA, a confirmé son président Aleksander Ceferin dans une lettre à Jean-Michel Aulas.

Aleksander Ceferin offre un nouvel argument au président de Lyon, Jean-Michel Aulas.
Keystone

Il offre ainsi un nouvel argument au président de Lyon qui conteste l'arrêt anticipé de la saison de Ligue 1.

Dans un courrier en date du 14 mai, révélé par «Le Parisien», Ceferin explique à Aulas que la date butoir du 3 août, certes avancée lors de réunions de l'UEFA avec ses associations membres fin avril, n'étaient que «recommandée et provisoire, pas officielle».

«La recommandation de l'UEFA était donc clairement d'encourager les associations et les ligues nationales à faire de leur mieux pour terminer les championnats nationaux en cours, soit dans le format d'origine, soit dans un format adapté, si nécessaire», détaille par ailleurs le Slovène dans son courrier.

Depuis la décision prise le 30 avril par la Ligue de football professionnel (LFP) d'arrêter définitivement la saison 2019-2020, en conformité avec les annonces du gouvernement, Jean-Michel Aulas ne cesse de plaider pour un retour en arrière, brandissant entre autres un argument selon lequel la LFP se serait basée sur une date erronée de l'UEFA pour arrêter son choix.

La date du 3 août est en effet bien mentionnée dans le procès-verbal du Conseil d'administration de la LFP: «L'UEFA (...) demande en conséquence que les compétitions nationales prennent fin au plus tard le 3 août 2020, ce qui fait obstacle à une éventuelle reprise du championnat de Ligue 1 de la saison 2019-2020 lorsqu'il sera à nouveau possible d'organiser des matches», est-il écrit.

L'Olympique lyonnais, privé de qualification en Coupe d'Europe via le classement final arrêté par la LFP fin avril, a déposé deux recours devant le tribunal administratif de Paris pour contester cette décision et a dit espérer une décision d'ici fin mai. Les dirigeants de la LFP ont eux martelé à plusieurs reprises que leur décision était «solide» juridiquement et «définitive».

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