Equipe de Suisse

Shaqiri: "Je n'ai jamais été aussi fort"

ATS

9.10.2018

"On ne peut pas refuser Liverpool quand Jürgen Klopp vous appelle sur FaceTime !" Malgré la concurrence impitoyable à laquelle il se mesure, Xherdan Shaqiri ne regrette pas une seule seconde son choix de rejoindre les Reds cet été.

Xherdan Shaqiri: "On ne peut pas refuser Liverpool quand Jürgen Klopp vous appelle sur FaceTime!"
Xherdan Shaqiri: "On ne peut pas refuser Liverpool quand Jürgen Klopp vous appelle sur FaceTime!"
Keystone

"Je suis convaincu d'avoir fait le bon choix. Même si j'avais reçu d'autres offres qui m'auraient permis de me retrouver dans une situation disons plus confortable", martèle-t-il. "Et je n'ai jamais été aussi fort, j'en suis aussi convaincu."

Le Bâlois n'a, il est vrai, plus le choix, S'il veut exister vraiment au sein de sa nouvelle équipe, il n'a pas d'autre alternative que de se livrer sans retenue à chaque entraînement et de saisir toutes les chances qui lui sont offertes en match. "Je crois que j'ai bien fait mon job depuis le début de la saison. Je crois avoir apporté un certain impact au jeu de l'équipe à chacune de mes apparitions, dit-il. Vous savez, tous les joueurs du contingent veulent une place sur le terrain. C'est déjà impressionnant de regarder les noms qui ne figurent pas sur la feuille de match..."

Une relation excellente avec Jürge Klopp

Xherdan Shaqiri a trouvé en la personne de Jürgen Klopp un entraîneur qui l'a, assure-t-il, toujours apprécié. "Il avait déjà essayé de me faire venir à Dortmund lorsque j'étais au Bayern, lâche-t-il. Il pense que je conviens parfaitement au style de jeu qu'il s'efforce d'inculquer à ces équipes. La relation que nous entretenons est excellente."

On aurait pu toutefois apporter un bémol à ce discours après son remplacement à la mi-temps contre Southampton et à la vision de l'échange "musclé" entre les deux hommes au coup de sifflet final de l'élimination en Coupe de la Ligue face à Chelsea. "Contre Southampton, il me sort pour des raisons uniquement tactiques après avoir précisé que cette décision lui avait beaucoup coûté, précise Xherdan Shaqiri. Quant à la scène après Chelsea, c'était juste pour revenir sur le choix arrêté pour tirer le dernier coup franc de la rencontre."

A 27 ans - son anniversaire tombe ce mercredi -, Xherdan Shaqiri sait parfaitement qu'il fera toujours l'objet de bien des critiques en raison de toutes les espérances qu'il peut susciter. "Les critiques ne me gênent pas, affirme-t-il. Depuis le début de ma carrière, je dois vivre avec le poids des attentes. Quelque part, j'ai le sentiment que je ne suis pas considéré comme un joueur comme les autres. Cela démontre que je dois être un bon joueur pour ne laisser personne indifférent."

Rattraper le temps perdu

Ce joueur hors norme doit être vendredi celui qui peut conduire la Suisse à l'exploit face à la Belgique dans l'un des chocs les plus attendus de la troisième journée de la Ligue des Nations. Il le fera dans sa position de prédilection, en 9,5 juste derrière Haris Seferovic, une position qu'il a occupée avec un très grand brio le mois dernier lors du succès 6-0 devant l'Islande à Saint-Gall.

"C'est une position qui me permet d'être encore plus décisif, que ce soit sur mes frappes ou dans mon jeu de passe, lâche-t-il. J'ai la chance de bénéficier d'une liberté extraordinaire. Je peux soit prendre la profondeur ou dézoner sur les côtés. Il est vrai que cette place vous exonère quelque peu du travail défensif que l'on doit abattre sur le flanc". Mais défendre n'est pas un mot tabou pour Xherdan Shaqiri. Il rappelle avec une certaine malice qu'il avait été en 2010 lors de la "Finalissima" de la Super League entre Bâle et les Young Boys un latéral gauche intraitable devant un certain Seydou Doumbia.

Le Bâlois nourrit sans doute le regret que ce choix de le fixer dans l'axe survient un peu tardivement. Auteur d'un triplé contre le Honduras et d'un match extraordinaire dans cette position face à l'Argentine lors de la Coupe du monde 2014 au Brésil, Xherdan Shaqiri a ensuite été "victime" du choix de Vladimir Petkovic de miser pleinement sur Blerim Dzemaili en 9,5 pour l'amener à occuper à nouveau le flanc droit. A lui en sorte de rattraper le temps perdu.

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