Flèche Wallonne

Marc Hirschi face à une mission impossible ?

ats

21.4.2021 - 05:00

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21.4.2021 - 05:00

Marc Hirschi a entamé tardivement sa saison, et les résultats escomptés ne sont pas encore arrivés. Le Bernois sera néanmoins au centre de l'attention mercredi sur la Flèche Wallonne et dimanche lors de Liège – Bastogne – Liège.

Marc Hirschi ne tient pas encore la grande forme.
Keystone

Révélé sur le Tour de France au plus haut niveau l'an passé, le jeune Suisse y avait gagné une étape, fini deux autres fois sur le podium et avait été désigné comme le coureur le plus combatif. Il avait enchaîné avec la médaille de bronze des Mondiaux sur route à Imola avant de s'imposer lors de la Flèche Wallonne et de finir 2e à Liège lors de la «Doyenne». Il faisait alors vraiment partie de l'élite mondiale.



Hirschi (22 ans) est de retour cette semaine dans les Ardennes, sur un terrain qui lui convient. Mais il ne fait pas partie des grands favoris tant mercredi que dimanche. Sa préparation en vue de la saison a été trop mouvementée et problématique. Cela a commencé par un inattendu transfert du Team DSM (ex-Sunweb) à UAE Emirates avant de continuer avec des soucis de matériel et de santé.



Pas encore au top

Le coureur bernois ne s'est ainsi aligné que sur trois épreuves cette saison, deux courses à étapes en Espagne et l'Amstel Gold Race dimanche. «Je ne suis pas encore au top de ma condition», avait-il dit avant la classique néerlandaise. Et de fait, il n'a pas réussi à rester avec les meilleurs lors du final.

Marc Hirschi ne sait lui-même pas s'il sera à nouveau en mesure de viser la victoire lors des classiques ardennaises. Il note cependant que sa forme s'est améliorée ces dernières semaines. «Sur une course d'un jour, tout est possible», glisse-t-il aussi.

Sa nouvelle formation attend beaucoup du prometteur coureur suisse. Mais il dit ne pas – encore – ressentir de pression particulière. «C'est plutôt moi qui me met sous pression.»



Gérer son énergie

En automne dernier – la course avait été décalée en raison du coronavirus -, Hirschi avait maîtrisé la concurrence de manière impressionnante dans les dernières pentes du redoutable Mur de Huy (1,2 km à 10,3% de moyenne). Il avait démarré à une centaine de mètres de la ligne et n'avait pas été rejoint.

La clé de la réussite dans cette course particulière? «C'est important d'être aussi frais que possible dans le final», explique le Suisse. Il faut en l'occurrence ne pas gaspiller d'énergie inutile dans les derniers kilomètres avant la montée finale. «Dans le Mur, on court aux sensations. Il n'y a pas le temps pour faire attention à gérer ses forces. Il faut juste décider de réagir ou pas aux attaques», détaille-t-il encore.

Les éditions récentes de la Flèche ont montré l'importance de ne pas attaquer trop vite. Se trouver en bonne position au début du Mur est une bonne chose, car il n'y a ensuite pas trop d'adversaires à dépasser.

Dans son équipe, tout ne repose pas sur les épaules d'Hirschi dans les classiques ardennaises. Tadej Pogacar, le vainqueur du Tour de France, est très capable de briller aussi sur ce terrain. Le Slovène avait ainsi terminé 3e de Liège – Bastogne – Liège en 2020. Cette année, il a déjà gagné l'UAE Tour et Tirreno – Adriatico et compte cinq victoires.

Nombreux favoris

Les favoris ne manquent par ailleurs pas. Le champion du monde français Julian Alaphilippe, vainqueur à Huy en 2018 et 2019, en fera partie au même titre que le vétéran espagnol Alejandro Valverde, recordman de l'épreuve avec cinq victoires.

Attention aussi au Slovène Primoz Roglic, vainqueur à Liège l'an dernier et dont la condition semble excellente. La surprise pourrait venir de l'explosif Anglais Tom Pidcock (21 ans), qui a échoué d'un rien lors de l'Amstel Gold Race.

ats