"Idiot dérangé" - Popovich dégomme à son tour Trump

ATS

2.6.2020

Gregg Popovich a fustigé l'incapacité de Donald Trump, qu'il qualifie d'«idiot dérangé» et de «lâche», de dire «la vie des Noirs compte» et «d'unifier les gens», après la mort de George Floyd.

Gregg Popovich, coach de San Antonio, a vivement condamné l'attitude de Donald Trump.
Keystone

Après LeBron James et Michael Jordan, qui se sont notamment insurgés ces derniers jours après l'homicide par un policier blanc de cet homme noir non armé, le coach de San Antonio, opposant déclaré au président américain, a vivement condamné son attitude.

«Si Trump avait un cerveau, même s'il était cynique à 99%, il sortirait et dirait quelque chose pour unifier les gens. Mais il ne se soucie pas de rassembler les gens. Même maintenant. Voilà à quel point il est dérangé. Tout tourne autour de lui. Tout dépend de ce qui lui profite personnellement. Ce n'est jamais pour le bien de tous», a-t-il déclaré au site The Nation.

«C'est pourtant clair ce qui doit être fait. Nous avons besoin d'un président qui dise simplement que 'la vie des Noirs compte'. Mais il ne le fera pas. Il ne peut pas parce que c'est plus important pour lui de calmer le petit groupe d'adeptes qui valident sa folie», a-t-il ajouté.

Une organisation terroriste

Depuis six jours, Donald Trump est confronté aux désordres civils les plus graves de son mandat. Promettant de «stopper la violence collective», il a dénoncé les agissements de «gauchistes radicaux», notamment la mouvance radicale «antifa» (antifasciste), qu'il considère comme une organisation terroriste.

«Il n'est pas seulement source de division. C'est un destructeur. (...) C'est pourquoi il se cache dans le sous-sol de la Maison Blanche. C'est un lâche. Il crée une situation et s'enfuit comme un collégien. En fait, il vaut mieux l'ignorer. Il ne peut rien faire pour améliorer cela, à cause de ce qu'il est: un idiot dérangé», a encore asséné Popovich qui a remporté cinq titres NBA avec les Spurs.

Il a aussi pointé l'immobilisme face au problème du racisme. «Ce qui me frappe, c'est que nous voyons tous cette violence policière et ce racisme, et nous avons déjà vu ça auparavant, mais rien ne change. C'est pourquoi ces protestations ont été si explosives. Mais sans leadership, sans comprendre le problème, il n'y aura jamais de changement.»

«Et les Américains blancs ont évité de prendre en compte ce problème depuis toujours, car nous avons eu le privilège de l'éviter. Ca aussi ça doit changer», a-t-il appelé.

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