Loic Meillard

Loic Meillard : "Je peux m'estimer heureux d'être sur le podium"

Chris Geiger, à Adelboden

9.1.2021

Auteur de son premier podium cette saison à l'occasion du deuxième géant d'Adelboden, Loic Meillard s'est fait peur sur le second tracé et aurait pu tout perdre. Le skieur d'Hérémence était donc satisfait de sa troisième place au moment de se présenter devant la presse.

Loic Meillard a terminé 3e du deuxième géant d'Adelboden.
Keystone

Loic Meillard, vous fêtez de justesse (deux centièmes d'avance sur Marco Odermatt, 4e) votre premier podium de la saison ici à Adelboden. Comment analysez-vous votre performance ?

"J'ai réussi un bon départ sur la deuxième manche. J'ai essayé de vraiment attaquer, malgré les trous présents sur la piste. Ça tapait un peu, mais j'ai tout donné. J'ai malheureusement commis une grosse faute en milieu de parcours. Après cette dernière, je dois avouer que je n'y croyais plus trop. Je me suis dit qu'elle allait coûter beaucoup de temps. J'ai quand même essayé de réattaquer et de continuer à faire de la vitesse. J'ai toutefois eu de la peine à y croire lorsque, à l'arrivée, j'ai vu que j'étais troisième. Je peux donc m'estimer heureux d'être sur le podium, même si ça peut arriver de faire des fautes."



Avez-vous ressenti de la pression au moment de refermer le portillon sur le second tracé pour la deuxième fois de votre carrière ?

"Pas spécialement. Je trouve plutôt joli d'avoir pu ouvrir la première manche et fermer la deuxième. C'était un bon sentiment. J'espère d'ailleurs l'avoir de plus en plus souvent dans les années à venir. Si l'expérience de Garmisch m'a aidé ? A chaque fois, j'apprends et je fais un pas en avant. Aujourd'hui (ndlr : samedi), ça ne m'a pas gêné, même s'il y avait un peu de stress car j'avais envie de bien faire. Mais le stress est davantage lié à mes attentes personnelles, de vouloir rééditer la même performance qu'en première manche."

A l'image des larmes de votre papa sur l'écran géant, il y a eu beaucoup d'émotions au sein de la famille Meillard avec ce podium...

"C'est clair que c'est dur de skier sans spectateur, sans la famille présente sur place. Actuellement, il est compliqué de partager les émotions et de fêter les bons moments avec tous les fans. Ça m'a donc fait plaisir de voir mon papa à la télévision dans un tel état. Je sais qu'il a vibré avec moi durant cette course."



Avec ce podium, vous semblez désormais prêt pour une médaille aux Championnats du monde. De bonne augure en vue de Cortina ?

"Cet événement est encore loin : j'ai encore beaucoup de courses d'ici-là et beaucoup de choses peuvent se passer. On en reparlera donc au mois de février, mais il est clair que c'est bien d'avoir intégré le Top 7 en géant avant les Mondiaux."

Un dernier mot sur Alexis Pinturault, vainqueur des deux géants ici sur le Chuenisbärgli ?

"Rien à dire, à part 'chapeau' (rires) !"

Alexis Pinturault, vainqueur des deux géants :

  • "Gagner à Adelboden c'est le rêve de tout géantiste. Je suis donc très fier d'avoir pu gagner deux fois. Il s'agit d'une piste difficile, où il faut savoir skier intelligemment. On peut ainsi rapidement perdre du temps si on est trop gourmand. C'était loin d'être facile, notamment en deuxième manche où il faisait sombre. Il y a donc beaucoup de fierté. S'il ne fallait citer qu'un géant, ce serait celui-ci. Récupérer le dossard rouge de leader ? L'important sera de l'avoir en fin de saison, mais il est essentiel d'être au contact. On a bien bossé avec 'Head', notamment sur certains détails qui me permettent de mieux skier en géant. Odermatt est toutefois toujours là. Il est d'ailleurs presque toujours sur le podium, comme Zubcic. La bagarre pour le globe sera intense jusqu'au bout." (CGE)
Retour à la page d'accueilRetour au sport