John McEnroe: "Je dois vivre avec ça depuis 36 ans"

Teleclub NL

6.6.2020

Lors d'un live pour "We are Tennis", John McEnroe a raconté ses souvenirs à Roland-Garros. Un tournoi qui lui a toujours résisté et où il avait subi la plus mortifiante défaite de sa carrière en 1984.

La légende du tennis John McEnroe est revenu lors d'un live pour le site "We are Tennis" sur les faits marquants de sa carrière. Et plus particulièrement ceux à Roland-Garros, où l'Américain n'a jamais réussi à décrocher le sacre final.

L'homme de 61 ans avait disputé sa première quinzaine parisienne chez les pros en 1977. Il s'était alors incliné au deuxième tour face à l'Australien Phil Dent (futur demi-finaliste cette année-là) en 5 sets après être pourtant passé proche de la victoire. 

Toutefois, cette défaite rageante n'est pas celle qui l'a le plus marqué. En effet, lors de l'édition 1984, le vainqueur de 7 titres en Grand Chelem - trois à Wimbledon et quatre à l'US Open - avait atteint pour la première fois (et pour la seule fois) la finale à Paris.

"C’était ma meilleure saison. C’est l’année où j’ai vraiment progressé. J’ai passé un cap cette année-là", s'est souvenu l'ancien numéro un mondial. "La meilleure sensation que j’ai eue de ma vie sur un court de tennis, c’est quand je suis entré sur le court pour cette finale (à Roland-Garros en 1984). J’ai reçu une ovation qui m’a donnée la chair de poule. J’avais la sensation que 90% du public était derrière moi."

"J’aurais dû réussir, mais j’ai été petit bras"

Malgré cet incroyable soutien du public parisien et une avance de deux manches à rien, McEnroe s'était incliné en 5 sets (3-6 2-6 6-4 7-5 7-5) face au Tchèque Ivan Lendl. "En gagnant ce match, je prouvais que je pouvais gagner sur toutes les surfaces. Et j’étais en train de le faire. J’étais à 5 points d’y parvenir. J’aurais dû réussir, mais j’ai été petit bras", a-t-il regretté. 

Un revers cuisant qui le hante encore aujourd'hui, mais qui n'avait pas empêcher le natif de Wiesbaden (en Allemagne) de remporter quelques mois plus tard Wimbledon, l'US Open et les finales du Masters.

"La bonne nouvelle, même si ça a été la pire défaite de ma carrière, j’ai réussi à me remettre en selle pour gagner les deux autres Grands Chelems de la saison (en 1984). Et j’espère que ça m’a rendu meilleur, car je dois vivre avec ça depuis 36 ans", s'est rappelé celui qui avait gagné cette année-là les deux derniers Majeurs en simple de sa riche carrière, conclue en 1992. 

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