«Cynique», Harry «se comporte comme les médias qu'il méprise»

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14.2.2020 - 15:27

Le prince Harry au Botswana, le 25 septembre 2019.
Keystone

Au Royaume-Uni, comme aux Etats-Unis et au Canada, de violentes charges de journalistes se sont multipliées au cours des derniers jours pour pointer le comportement du prince Harry, accusé «d’utiliser» le décès de la princesse Diana pour «faire de l’argent».

Tout a commencé mardi, lorsque le journaliste et chroniqueur Piers Morgan a accusé, dans l’émission «Good Morning Britain», le prince Harry «d'exploiter» la mort de sa mère, la princesse Diana, pour «gagner des millions».

En effet, le week-end du 8 février , le duc et la duchesse du Sussex ont participé à l'un des premiers événements depuis leur retrait très médiatisé de la famille royale. Le sommet sur les investissements alternatifs parrainé par JP Morgan, qui s'est tenu à Miami, en Floride, a réuni un certain nombre de milliardaires et a mis l'accent sur les organisations caritatives. Pour leur intervention, le couple aurait gagné entre 500’000 et 1 million de dollars, information qui n’a pas été démentie depuis par les intéressés.

Lors de l'événement, le prince Harry a abordé plusieurs aspects de sa vie, notamment le récent Megxit. Il a également parlé de la thérapie qu'il a suivie ces dernières années et de sa lutte pour faire face à la perte de sa mère, la princesse Diana.

Le journaliste reproche au duc de Sussex de «constamment évoquer dans ses discours son combat contre le chagrin lié la perte de sa mère» et finalement «d’exploiter commercialement ce drame pour gagner de l’argent, et non pour servir les causes qui lui tiennent à coeur». Il ajoute: «En effet, Harry n'a guère parlé d'autre chose ces dernières années, nous infligeant constamment dans ses discours publics, quel qu’en soit le thème, des commentaires sur sa «lutte» contre son chagrin, même aujourd'hui, 23 ans plus tard».

Bien que le journaliste ajoute qu'il comprenne que la perte subie par Harry à un jeune âge a dû être difficile, il note que cela est «arrivé à des millions de personnes» et ajoute même qu'il a lui-même perdu son père alors qu'il n'était qu'un enfant:

«Et il y a une grande différence entre en parler pour sensibiliser le public aux problèmes de santé mentale liés au deuil - et le faire en privé pour une grosse somme d'argent face à un groupe de banquiers richissimes, de magnats des affaires, de politiciens et de célébrités», a poursuivi M. Piers.

Il a laissé entendre qu'Harry était un hypocrite en ajoutant: «En exploitant commercialement la mort de sa mère pour gagner d'énormes sommes d'argent comme cela, Harry se comporte exactement de la même manière que les médias qu'il prétend mépriser...».

Réactions négatives en Amérique du Nord aussi…

De l’autre côté de l’Atlantique, au même moment que Piers Morgan, une journaliste du «New York Post» se fendait d’un billet dans lequel elle entend démontrer qu’il «n’aura pas fallu longtemps aux Sussex pour montrer leurs vrais visages».

La chroniqueuse américaine voit en Harry et Meghan, «des parasites cyniques» qui «profitent des désarrois émotionnels pour faire de l’argent».

Si la charge est violente, ce n’est pas la seule en Amérique contre le couple. Au Canada comme aux Etats-Unis, les articles se multiplient pour dénoncer leurs comportements en totale contradiction avec ce qu’ils souhaitent désormais faire de leurs vies.

En effet, le couple voulait se consacrer notamment à l’écologie et à la lutte contre le réchauffement climatique. Or, leur première intervention publique s’est déroulée chez JPMorgan Chase & Co, une holding financière impliquée dans de nombreux scandales financiers, comme l’affaire Madoff et la crise des Subprimes, et environnementaux, avec le lancement de vastes travaux de forage dans l'Arctique.

«Diana n’aurait jamais fait ça!»

Outre ces comportements, les médias lui reprochent de faire exactement l’inverse de ce qu’a réalisé sa mère, dont il assure pourtant s’inspirer. La princesse de Galles, expliquent les chroniqueurs, a fait plus que tout autre membre de la famille royale pour changer l'attitude du public envers les malades du SIDA, et c'est précisément parce qu'elle accomplissait des choses qu'aucun membre de la famille royale n'avait jamais faites comme prendre dans ses bras, étreindre et embrasser ceux qui mouraient de la maladie, que son activisme a eu un impact aussi profond.

Et quand Diana a divorcé, elle n'a pas commercialisé sa marque ni vendu ses secrets: «Comparez l'approche de sa mère avec la récente vidéo, depuis retirée, dans laquelle Harry accule le patron de Disney, Bob Iger, à un événement privé, le suppliant d'engager Meghan pour un travail de voix-off sous le regard mortifié de Beyoncé. Diana n’aurait jamais fait ça!»

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