Jacques Chirac confiait à sa fille Claude ses infidélités

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28.10.2019

Tel père, telle fille! Si Jacques Chirac était connu pour son caractère de bon vivant, mais aussi pour son franc-parler, sa fille Claude Chirac a toujours été dotée de cette même spontanéité. En effet, si l’on en croit une récente biographie publiée à son sujet, Claude, âgée aujourd’hui de 56 ans, aurait partagé une très profonde complicité avec son père, allant même jusqu’à le soutenir et le conseiller lorsqu’il était infidèle…

Homme d’Etat ayant accédé aux plus hautes fonctions en France, Jacques Chirac, mort le 26 septembre dernier, n’en était pas moins un homme au tempérament de feu, connu pour son naturel, son humour, mais aussi ses infidélités. Pourtant marié durant plus de 60 ans avec Bernadette, l’ancien président français a vécu de nombreuses relations extraconjugales qui n’ont, cependant, jamais remis en cause son couple. Parmi ses trois filles, Claude, née en 1962, a toujours été très proche de son père. Même caractère affirmé, même humour décalé, et parfois potache: elle est celle qui l’a toujours compris et soutenu; allant jusqu’à le défendre, et même l’encourager dans ses incartades… au risque de se mettre à dos sa mère, Bernadette!



Un père et une fille qui «se parlent comme des mecs»

Spontanéité et langage parfois cru… Jacques Chirac avait une forte personnalité, dont semble avoir hérité sa fille cadette, Claude Chirac. En effet, selon la biographie récemment publiée Claude Chirac, enquête sur la fille de l’ombre» de Laurent Léger, la fille était le meilleur allié de son père, ils partageaient une relation «quasi d’homme à homme», une grande complicité comme celle que ressentent des amis de longue date. «Ils se parlent comme des mecs. Sur le même ton que son père, Claude aime évoquer la bagatelle», retrace le biographe.

Jacques Chirac et sa fille Claude en 1995.
Keystone

Elle le conseillait sur ses maîtresses

Tous deux passionnés par la politique, curieux et prêts à échanger sur de nombreux sujets, le père et la fille se soutenaient quoi qu’il arrive. Claude le sachant infidèle à sa mère, elle le défendait et l’encourageait même dans ces comportements les moins légitimes de séducteur incorrigible. Pour Michel Feltin-Palas, auteur de l’ouvrage «Le Roman des Chirac: enquête sur 60 ans d’amour et d’ambition», il s’était instauré entre eux à cette époque «une complicité aussi singulière que malsaine», car «plusieurs proches l’[avaient] aussi entendue partager avec lui des confidences sur ses maîtresses», rapporte «Gala». La fille écoutait son père, mais ne restait pas pour autant neutre, elle l’aurait également, selon ces biographies, conseillé lors de ses relations adultérines…

Des confidences évoquées de manière parfois crue entre père et fille, c’est la teneur d’anecdotes surprenantes rapportées par une journaliste à cette époque. Fréquentant alors assidument l’Elysée, cette dernière avait confié «avoir entendu Claude poser une question à Chirac après qu’une jolie femme venait saluer le président au cours d’une réception», relate Laurent Léger, dans sa biographie. «‘Tu te l’es faite, celle-là ?’», lui aurait demandé Claude. «“Oui, oui”, aurait-il répondu». Un échange pour le moins déconcertant entre une père et sa fille, qui plus est, aux devants de la scène politique et médiatique.

Une éducation pourtant stricte

Ces discussions apparaissent aujourd’hui d’autant plus déconcertantes que Jacques Chirac était connu pour avoir donné une éducation plutôt stricte à ses filles. Comme le rapporte «Gala», Claude Chirac, invitée il y a quelques années sur l’antenne de «France Culture», avait confié avoir reçu une claque de son père lorsqu’elle avait été, plus jeune, surprise au lit en compagnie de son petit-ami. «Ce jour-là, nous étions en Corrèze, c’était le matin et il est entré dans la chambre. Au lieu de me trouver tranquillement endormie toute seule, il a trouvé deux personnes dans ce même lit. Ça a bardé très fort, d’où cette gifle historique. Il n’a jamais regretté», avait-elle confié à la radio. A en croire cette anecdote, le père de famille était donc exigeant avec ses filles, et surveillait de près leur comportement. Comment est-il donc possible que, devenue adulte, Claude soit devenue la meilleure confidente de son père, et celle avec qui il discutait de manière aussi décomplexée?

Une relation complexe entre mère et fille

Il semble que la fille, résolument plus proche de son père que de sa mère, n’hésitait pas à critiquer l’attitude passive de Bernadette. Car Claude Chirac, conseillère en communication, et sa mère, Bernadette Chirac, entretenaient des relations teintées d’incompréhension. S’occupant énormément de ses parents, la fille a été le témoin de la vie de couple de Jacques et Bernadette qui, même s’ils se sont profondément aimés, était faite de faux-semblants.

En effet, l’ex-première dame ayant toujours connu les infidélités de son président de mari, elle n’a jamais renoncé à leur union; préférant accepter la situation et cacher sa peine plutôt que de faire voler leur mariage en éclats. Cette attitude résignée, sans doute passive, Claude, femme de tête, ne l’a jamais vraiment comprise. Au point même, de se moquer ouvertement de sa mère: «Qu’on lui narre une anecdote mettant en scène sa mère, jalouse d’une jolie femme, elle se gondole», relate le biographe. Elle avait aussi avoué: «Je ne serais pas capable de me sacrifier pour un homme comme maman», quelques mois avant de rejoindre l’équipe de Jacques Chirac à la mairie de Paris, rapporte Renaud Revel dans son livre, «L’Egérie, l’énigme Claude Chirac».

Par la suite, Claude a finalement su entendre la souffrance de sa mère, avec qui les relations se sont enfin améliorées. Elle a reconnu que Bernadette «n’[avait] pas toujours été heureuse», et que «parfois même, elle en [avait] vraiment bavé», rapporte encore «Gala». Si elle n’a jamais approuvé sa manière de faire, elle a néanmoins su comprendre le sacrifice qu’avait fait sa mère en restant, quoi qu’il advienne, aux côtés de son père, Jacques Chirac.

Jacques Chirac était tout pour sa fille

Claude Chirac s’est toujours montrée très protectrice avec sa famille, et notamment avec ce père qu’elle chérissait tant. «Chirac est pour Claude l’astre autour duquel s’ordonnent ses jours. (…) Au point de se montrer jalouse des maîtresses avec lesquelles Chirac entretient des liaisons sérieuses - Elisabeth Friederich, notamment –, qu’elle perçoit comme de dangereuses rivales», raconte encore Michel Feltin-Palas dans son ouvrage «Le Roman des Chirac: enquête sur 60 ans d’amour et d’ambition». Tour à tour confidente attentionnée ou camarade de blagues potaches, la fille a toujours été aux côtés de ce père qu’elle a soutenu jusqu’à son dernier souffle.

Jacques Chirac en images

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