Vanessa Demouy: «J'ai l'impression d'avoir repris ma vie en main»

#De Caroline Libbrecht/AllTheContent

8.4.2020

Vanessa Demouy incarne Rose Latour, dans «Demain nous appartient».
Vanessa Demouy

On se souvient de Vanessa Demouy dans «Classe Mannequin» (M6). Elle avait alors 20 ans. Après une carrière au théâtre, on la redécouvre, sous les traits de Rose Latour, dans «Demain nous appartient» (TF1). Un rôle qu'elle tient avec brio depuis 2 saisons.

Comment vivez-vous le confinement lié à l’épidémie de coronavirus?

Comme tout le monde, je le subis tant bien que mal. C’est une situation anxiogène et inédite. Cela fait peur, mais je me plie aux règles strictes du confinement, car il en va de notre vie à tous.

Comment vous occupez-vous?

D’ordinaire, je cuisine beaucoup, là je fais un peu plus de gâteaux que d’habitude. Je m’occupe des devoirs des enfants et du rangement de la maison. Mon fils Solal a 17 ans, il s’occupe tout seul. Ma fille Sharlie a 8 ans, elle cuisine avec moi, fait ses devoirs ou joue dans le jardin. Heureusement, on a la chance d’avoir une maison avec jardin! C’est un luxe. Je pense à tous les gens enfermés dans des appartements sans balcon, sans terrasse. Et j’imagine à quel point ça doit être difficile.

Etes-vous hypocondriaque?

Oh oui! Chaque matin, je prends ma température, en buvant mon café! J’essaie de ne pas transmettre mes angoisses à mes enfants. Je sors une fois par semaine pour faire les courses, avec un masque. En rentrant à la maison, j’enlève mes chaussures sur le pas de la porte, je change mes vêtements… Cela devient compliqué!

Les tournages de «Demain nous appartient» sont-ils suspendus?

Oui, en effet, ils sont reportés. Pour ma part, je ne suis pas impactée car je n’étais pas prévue aux tournages qui viennent. On a nos planning dix jours avant. C’est le principe d’une grosse série chorale, à laquelle plein de comédiens participent. Aujourd’hui, on est dans le flou, personne ne sait quand le confinement va finir!

«C’était intéressant pour moi de jouer un personnage atteint de ces troubles»

Comment vous êtes-vous glissée dans la peau du personnage de Rose Latour?

J’ai été contactée pour jouer le rôle de Rose Latour qui était censée être un personnage temporaire, le temps d’une saga d’été. Mais finalement, le personnage a plu aux téléspectateurs, à la production, à la chaîne de télé. Je me suis très bien entendue avec les comédiens de la série. Comme le désir était présent des deux côtés, le personnage est devenu plus régulier et s’est installé durablement.

Ingrid Chauvin a-t-elle oeuvré en coulisses pour que votre personnage perdure?

C’est l’héroïne de la série, donc en effet elle avait aussi son mot à dire. On est devenues amies à la ville comme dans la série! Rose Latour, mon personnage, est une amie de jeunesse de Chloé Delcourt. Rose a un côté volcanique et imprévisible. Elle est bipolaire. C’était intéressant pour moi de jouer un personnage atteint de ces troubles. On a beaucoup d’idées préconçues sur cette maladie. C’était un défi de jouer ce rôle sans tomber dans la caricature.

Cette série marque votre grand retour à la télévision. Dans quelle mesure a-t-elle changé votre vie?

Elle est arrivée à un moment où j’en avais follement besoin, après ma rupture (avec Philippe Lellouche, le père de ses enfants, NDLR). C’est arrivé pile poil au bon moment. J’étais prête à recevoir ce beau cadeau. Les allers-retours pour me rendre aux tournages dans le sud, ça devenait très compliqué. Donc j’ai décidé de prendre mes enfants et de m’installer à Sète. Les avoir près de moi, c’est très rassurant. C’est une nouvelle vie!

«Je trouve que l’ambiance, sur les plateaux de télé, est plus apaisée»

Et le public, vous a-t-il suivie, depuis les années M6, en passant par le théâtre?

Le public m’a toujours été fidèle, mais avec les professionnels du métier (réalisateurs, auteurs, directeurs de casting…), c’était moins évident. Aujourd’hui, j’ai davantage de retours positifs de leur part. C’est nouveau pour moi, et c’est agréable. Je n’avais jamais eu de reconnaissance de la part des gens du métier. Mon parcours a été chaotique au départ, c’était compliqué: je n’étais jamais ce qu’il fallait au bon moment. J’étais trop comme ci, pas assez comme ça. Je trouve que l’ambiance, sur les plateaux de télé, est plus apaisée, sereine et bienveillante que lors de mes débuts dans les années 1990. Plus rien à voir avec l’époque de «Classe Mannequin»!

Vous sentez-vous plus heureuse aujourd’hui?

J’ai l’impression d’avoir repris ma vie en main, je fais mes propres choix. J’ai envie de continuer sur cette voie: continuer sur mon chemin, en conciliant ma vie de femme, de mère et de comédienne le plus longtemps possible. Tout en ayant le soutien du public. Les gens me connaissent depuis des années. Sur Instagram, ils me parlent parfois comme si je faisais partie de leur famille. J’essaie toujours de répondre avec humour. En général, les messages sont très bienveillants.

Que sont devenues ces stars des années 1980?

Retour à la page d'accueil