Reprise partielle des consultations aux HUG

ATS

25.4.2020 - 16:47

Les HUG estiment qu'il leur faudra une centaine de soignants supplémentaires pour continuer à terme la lourde prise en charge des paitents Covid sur leur site (archives).
Source: KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI

Les Hôpitaux universitaires genevois (HUG) veulent conserver à terme 130 lits pour la prise en charge des cas de Covid-19. Il faudra une centaine de soignants supplémentaires. Dès lundi, les consultations et les opérations non urgentes vont reprendre progressivement.

Les HUG ont établi un nombre de lits, 130, «à maintenir dans la durée» face au coronavirus, explique leur directeur médical Arnaud Perrier, cité samedi dans la Tribune de Genève. Selon lui, si une seconde vague importante était observée, le dispositif pourra toujours être augmenté.

Autre anticipation, la capacité des soins intensifs sera de 48 places, contre les 30 avant le début de la pandémie. D'autres établissements du canton vont aussi préserver des dizaines de lits Covid.

Pour les HUG, le lent retour à la prise en charge de tous les patients démarrera progressivement lundi, comme le Conseil fédéral l'a autorisé. Selon M. Perrier, le scénario est d'atteindre trois quarts d'activités stationnaires et ambulatoires d'ici l'été, avant la totalité des prestations en septembre.

Il est notamment «impératif» de prévoir les interventions qui ont été décalées de plusieurs semaines. Mais le plateau opératoire ne sera pas entièrement actif avant le 4 mai. Pour les patients, un dépistage Covid sera mené la veille de l'intervention.

Appel à des moyens supplémentaires

De même, les consultations, habituellement à 5000 par jour en ambulatoire, ne seront possibles que pour les personnes qui les auront calées à l'avance. Pour tous, masques et mesures d'hygiène constitueront la règle.

Selon les chiffres annoncés par la direction générale de la santé, le recul du nombre de personnes hospitalisées dans le canton en raison du coronavirus se poursuit. Celles-ci étaient moins de 280 vendredi, dont 26 en soins intensifs.

Cette baisse va permettre au personnel soignant de prendre des vacances. «Nous allons tout faire pour que chacun puisse se reposer», dit M. Perrier. «Mais il est clair que nous aurons rapidement besoin de moyens supplémentaires».

Ceux-ci seront indispensables pour la lourde prise en charge des patients Covid sur la durée. Il manquera une centaine de soignants, explique le directeur médical.

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