Le festival à l’heure du coronavirus

Locarno Film Festival

8.4.2020 - 15:00

Affiche du LocarnoHomeFestival
© Locarno Film Festival

Il faut rester chez vous. Cette phrase, qui sera à n’en pas douter celle de l’année 2020 et qui trouvera sa place dans les livres d’histoire, laisse peu de place à l’interprétation: avec le coronavirus, sortir est à proscrire. En attendant de retrouver la Piazza Grande et ses 8’000 spectateurs, le Locarno Film Festival a donc décidé d’aller frapper à la porte de son public et de s’installer avec lui sur le canapé pour le LocarnoHomeFestival.

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Alors que nous sommes contraints de rester chez nous, le Locarno Film Festival n’avait d’autre choix que de nous proposer une compagnie toute particulière: le cinéma. En rassemblant les innombrables «salles» du web, le festival est donc parvenu à se réinventer à la mode domestique en donnant naissance au LocarnoHomeFestival.

En d’autres termes, «comment vivre le festival en restant en pyjama», en puisant dans 72 années d’histoire(s), à portée de clic, de smartphone ou de Smart-TV, éventuellement en partant d’un film qui, en août, a attiré plus de 9’000 personnes sur la Piazza et au FEVI, entre pizzas mangées par centaines et sièges occupés dès le milieu de l’après-midi.

À chacun son choix

À l’image de n’importe quelle édition du festival, le LocarnoHomeFestival permet de trouver des films qui sauront séduire tous les goûts, ou plutôt tous les regards, des grandes productions de la Piazza Grande à la plus petite et indépendante création de cinéma d’auteur, en passant par ce qui n’était qu’une idée à Locarno avant de devenir un film. Plus de 100 films ont été retrouvés, et bien d’autres réussiront à occuper les prochaines journées de quarantaine. Par où commencer? Peut-être par un des derniers arrivés: Locarno72, Piazza Grande et la légende de Diego Armando Maradona.

40 ans à la demande

De Zone grise (1979) de Fredi M. Murer, Léopard d’or 1985 et Léopard d’honneur pour l’ensemble de sa carrière en 2019, à Parasite (Bong Joon-ho, 2019) avec Song Kang-ho, Excellence Award 2019. Sur Swisscom TV, il y a vraiment de quoi se perdre dans les pages d’une offre retraçant 40 ans de l’histoire du festival.

De grands films qui ont marqué la Piazza Grande, comme BlacKkKlansman: J’ai infiltré le Ku Klux Klan de Spike Lee (Prix du Public UBS 2018) et Atomic Blonde de David Leitch, à ceux qui y ont été récompensés, comme Das Fräulein d’Andrea Staka, Léopard d’or 2006. De films qui ont conquis le public, à l’image du brillant Die fruchtbaren Jahre Sind vorbei de Natascha Beller, à ceux qui ont comblé le jury, comme Ceux qui travaillent, d’Antoine Russbach, lauréat du Meilleur film du Prix du cinéma suisse 2019.

La Suisse au centre du monde

Alors que chaque année, en août, le monde du cinéma se rassemble en Suisse, avec le LocarnoHomeFestival, c’est la Suisse qui se retrouve propulsée au cœur du monde du septième art. Une multitude de productions helvétiques sont à portée de clic, de Die Herbstzeitlosen, de Bettina Oberli, à Tutti giù, de Niccolò Castelli, en passant par Voyage vers l’espoir de Xavier Koller ou Les petites fugues, d’Yves Yersin.

L’Italie est également présente avec Un Ennemi qui te veut du bien (Denis Rabaglia), l’Allemagne avec Paula (Christian Schwochow) et la France avec Lucy (Luc Besson), auquel il suffira d’ajouter un «k» pour atterrir à Hollywood avec Lucky (John Carroll Lynch).

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