Aviva Rocks: «Je ne comprends pas les propriétaires de chiens qui mangent de la viande»

Bruno Bötschi

20.10.2020 - 09:19

«Nous nous arrogeons le droit de soumettre les animaux, de les torturer et de les tuer. Tout ce que nous perpétrons à l'égard des animaux serait criminel si les humains étaient les cibles.»
Aviva Rocks

L'actrice porno suisse de 30 ans, Aviva Rocks, a fondé un refuge pour animaux en Espagne. Dans cet entretien, elle nous explique pourquoi elle milite en faveur du bien-être animal, ainsi que la raison pour laquelle elle ne souhaite plus faire de chirurgie esthétique.

Mme Rocks, comment allez-vous?

Je suis heureuse.

Récemment, lorsque nous avons repris contact, vous m'avez transmis un courriel pour me faire part des nombreux changements qui animaient votre vie.

Tout à fait. Lorsque vous m'avez rendu visite en Espagne, il y a plus de deux ans, je vivais encore à Calpe, sur la Costa Blanca. Désormais, je vis plus au nord depuis quelques mois, dans une maison située à Benitachell. J'y ai réalisé le rêve d'une vie: ouvrir un refuge pour animaux.



Combien d'animaux vivent dans votre refuge?

Le nombre change en permanence. Actuellement, il y séjourne quatre chiens, deux chats, six poulets, deux dindes, un agneau, un bouc et un cochonnet.

D'où proviennent les animaux que vous accueillez?

L'origine de ces animaux est diverse et variée, à l'instar de la souffrance que nous, êtres humains, nous leur infligeons. J'héberge des animaux âgés, mais aussi des plus jeunes. L'agneau a échappé à l'abattoir. Les gens de la région sont conscients que j'accueille aussi de gros chiens. Récemment, j'ai également sauvé un Border Collie à l'article de la mort.

Que souhaitez-vous accomplir avec votre refuge?

Bruno Bötschi
zVg

Le journaliste de «Bluewin» Bruno Bötschi s’adonne régulièrement à ce jeu de questions-réponses avec des célébrités dans le cadre de sa chronique «Bötschi questionne». Il dispose d'une grande expérience en matière d'entretiens. Il a écrit durant de nombreuses années la série «Traumfänger» (l'attrape-rêve) pour le magazine «Schweizer Familie». Ainsi, il a demandé à plus de 200 personnalités quels étaient leurs rêves d'enfant. Le livre compilant tous ces entretiens a été publié par Applaus Verlag à Zurich. Il est disponible en librairie.

Nous nous arrogeons le droit de soumettre les animaux, de les torturer et de les tuer. Tout ce que nous perpétrons à l'égard des animaux serait criminel si les humains étaient les cibles. Les animaux ne peuvent se défendre, c'est pourquoi j'ai fondé le «Loonytunsranch» afin de lutter contre cette injustice et offrir une vie digne au plus grand nombre d'animaux possible.

Dans l'une de vos dernières publications Instagram, vous apparaissez avec une chèvre. La photo est ainsi légendée: «Le bien-être des animaux ne concerne pas seulement les chats et les chiens». Qu'entendez-vous par là?

Que les gens s'engagent en faveur du bien-être des chiens et des chats est formidable, mais selon moi, la vie d'une truie, d'un coq ou d'une chèvre a autant de valeur. Ces animaux doivent aussi être sauvés. Je ne comprends pas que l'on puisse être propriétaire d'un chien, et en même temps, mettre du poulet dans son assiette.

Sur votre compte Instagram, j'ai décelé une autre phrase marquante: «Faire du porno pour lutter contre la cruauté envers les animaux».

Cela signifie que je veux exclusivement consacrer mon argent, gagné par le biais de mon travail de cam-girl et d'actrice porno, à mes animaux. Je veux montrer qu'il n'y a pas de contradiction entre le fait de partager sa vie entre tournages de films pornographiques et militantisme en faveur du droit des animaux.

Quand avez-vous cessé de manger de la viande?

Je suis végétalienne depuis deux ans, avant cela j'étais végétarienne depuis un certain nombres d’années.

Vous ne mangez pas de viande parce que vous n'aimez pas ça ou par souci du bien-être animal?

J'aimais la viande et les œufs. J'avais pour habitude de rajouter un œuf au plat sur quasiment tout ce que je cuisinais, peu importe le plat: des pâtes, une pizza ou même une salade. Manquer d’œufs était impensable pour moi. Aujourd'hui, je ne mange même pas les œufs de mes propres poules. Je me suis rendue compte que nos rapports avec les animaux sont dévoyés et sordides et qu'il y a une vaste quantité de contrevérités proférées au sujet de l'alimentation.

D'où vient votre amour inconditionnel pour les animaux?

Je ne sais pas. J'ai toujours aimé les animaux, et plus je vieillis, plus cet amour croît.

Préférez-vous les animaux aux humains?

Oui.

Toutefois, dans le cadre de votre activité de cam-girl et d'actrice porno, vous travaillez régulièrement en étroite collaboration avec des humains.

En tant que cam-girl, je n'ai pas de contact direct avec mes congénères. En tant qu'actrice porno, je suis ma propre productrice et peux ainsi choisir les partenaires avec lesquels je travaille.

Vous n'êtes pas la première actrice porno à défendre les droits des animaux. Illona Staller, une actrice italienne plus connue sous son nom de scène Cicciolina, milite aussi dans ce sens. Savez-vous pourquoi les actrices de porno ont souvent à cœur les droits des animaux?

Je ne connais pas Mme Staller, mais j'estime qu'il est de bon aloi qu'elle s'engage en faveur des animaux. Plus les gens s'engageront, meilleure sera la situation. Néanmoins, je ne pense pas que les actrices porno aient un faible particulier pour la défense des animaux.

«Je veux montrer qu'il n'y a pas de contradiction entre le fait de partager sa vie entre tournages de films pornographiques et militantisme en faveur du droit des animaux.»
Aviva Rocks

Que répondez-vous à ceux qui qualifient d'obscène votre métier d'actrice porno et de cam-girl?

Je me fous de ce que les autres pensent de ma profession. Tant que je peux me lever le matin pleine de joie et vaquer à mes occupations la fleur au fusil, rien ne peut m’atteindre.

Estimez-vous que l'on vous pose plus souvent des questions indécentes en raison de votre métier?

Hmmm. Cela pourrait bien être le cas. Mais de telles questions ne m'offusquent pas. Je n'ai jamais dissimulé mon travail et ai toujours parlé ouvertement de ma sexualité. Ceci est dû à l'exemple que m'ont donné mes parents.

Ainsi, vous n'êtes pas outrée lorsqu'un parfait inconnu s’enquiert de la taille ou du poids de vos seins dans la rue?

Aucunement. Je suis bien consciente que mon apparence est provocatrice. Par ailleurs, je concède aimer me donner en spectacle.

Combien pèsent vos seins?

1,6 kilogramme chacun.

Quand êtes-vous passée sur le billard pour un opération esthétique pour la première fois?

À 21 ans, pour une mammoplastie.

Combien de fois avez-vous répété l'opération entre-temps?

Trois fois.

Quelle est la plus belle partie de votre corps?

Mes seins, évidemment.

Votre apparence est-elle plus importante que votre santé?

Juste avant l’opération, oui. Toutefois, je sais évidemment que la chirurgie comporte toujours des risques. Mais si j'avais été paralysée par la peur, je ne serai pas heureuse aujourd'hui. Vous savez, demain, une voiture pourrait me renverser en traversant la rue. Les risques font partie inhérente de la vie. Il peut toujours se produire quelque chose, ainsi ne faut-il pas céder à l'illusion que tout va toujours pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Heidi Klum a baptisé ses seins Hans et Franz. Vos seins portent-ils un nom?

Mes seins n'ont pas de noms. Ce ne sont que deux parties de mon corps, rien de plus. Mes mains et mes pieds n'ont pas été nommés non plus.

J'ai une suggestion: que dites-vous de Cervin et Jungfrau?

(Éclat de rire) Non, non. Mes deux seins resteront tels quels: dénués de nom. Toutefois, cela n’empêchera pas les hommes de les apprécier.

La chirurgie plastique est douloureuse. Je sais de quoi je parle, j'ai moi-même déjà reçu des injections de Botox et d'acide hyaluronique afin de pouvoir ensuite rédiger un reportage sur les opérations.

L'intervention la plus douloureuse a été le maquillage permanent de mes lèvres. Je ne le referai pas. Je n'ai jamais ressenti une telle douleur, et ce pendant toute la durée de l’opération. C'était vraiment terrible.

«Je suis bien consciente que mon apparence est provocatrice. Par ailleurs, je concède aimer me donner en spectacle.»
Aviva Rocks

Le créateur de mode allemand Wolfgang Joop a déclaré dans le cadre d'un entretien sur le thème de la chirurgie esthétique: «Je ne suis pas vraiment masochiste, mais je crois qu'en ce bas monde, si bruyant et si peuplé, on ne saisit la valeur de son existence que lorsqu'elle est douloureuse».

Je ne peux parler que pour moi-même. Dans le sillage d'une opération de chirurgie esthétique, mon corps secrète des endorphines et de l'adrénaline. Cela me donne un coup de fouet incroyable, à chaque fois! Et bien sûr, le résultat me rend d'autant plus heureuse. Alors oui, les opérations sont douloureuses, mais grâce à elles, je me sens bien dans ma peau.

On dirait presque que vous êtes un peu accro?

C'est tout à fait possible.

Que pensez-vous de la théorie selon laquelle la chirurgie esthétique équivaut à envoyer le message suivant à son partenaire: «Je me donne un maximum dans cette affaire!»

(Éclat de rire) Je n'ai même pas de petit ami, ainsi cette théorie ne peut pas vraiment s'appliquer à moi. J'ai fait toutes ces opérations pour moi et rien que pour moi.

Y a-t-il des opérations de chirurgie esthétique que vous ne souhaitez pas subir?

Je ne le pense pas... Mais vous savez quoi: je ne vais plus faire de chirurgie esthétique du tout.

Comment? Lorsque nous vous avons parlé pour la première fois, il y a deux ans, vous nous aviez dit que vous souhaitiez encore réaliser une mammoplastie, et ce malgré les problèmes respiratoires et les douleurs au dos apparues à la suite de votre troisième augmentation des seins.

Il est certain que je trouve les femmes à grosse poitrine d'une grande beauté. Mais ces deux dernières années, je me suis rendue compte que mes sens me satisfont dans leur taille actuelle. J'aime leur forme et les tétons sont exactement là où ils doivent être. Je pense que si je prends un kilo de plus, je m'exposerai vraiment à des problèmes de santé. Et je ne veux pas de ça. À l'avenir, je ne ferai que des injections de Botox dans le visage une fois par an et je ferai traiter mes lèvres à l'acide hyaluronique.

Vous militez pour le bien-être des animaux, et en même temps, vous recevez des injections de Botox, substance qui est à l'origine de la mort douloureuse de centaines de milliers de souris. En quoi cela est-il compatible avec votre cause?

Heureusement, le Botox peut être produit et testé sans expérimentation animale depuis 2012. En outre, je m'assure que mes produits pour la peau soient fabriqués sans porter atteinte aux animaux. D'ailleurs, dans le meilleur des cas, ils sont même végétaliens.

Combien d'opérations de chirurgie esthétique avez-vous subi jusqu'à présent?

Je dois faire un peu de calcul... Trois fois les seins, trois fois le nez, un lifting du front et un lifting des lèvres, puis j'ai aussi eu un remodelage du menton, ce qui fait neuf opérations au total.

Combien d'argent avez-vous investi dans votre corps?

Je pense que le tout m'aura coûté la somme d'environ 60 000 francs.

«J'ai toujours aimé les animaux, et plus je vieillis, plus cet amour croît.»
Aviva Rocks

Par le passé, vous vous trouviez laide. Vous aviez peut-être des complexes d'infériorité en raison de votre apparence physique. N'aurait-il pas été plus judicieux de travailler sur ces complexes?

Soyons honnêtes. Auparavant, je n'aimais pas mon apparence. Alors qu'ai-je fait? Je l'ai modifiée. Tout bonnement pour me plaire à moi-même. Je n'avais aucune estime de moi, j'étais timide, j'avais du mal à approcher les autres et je manquais de confiance en moi. Aujourd'hui, tout est différent. Je sais ce que je veux. Je sais ce que je peux faire. Je suis beaucoup moins timide, je vais vers les gens et je leur parle. Je me sens bien dans ma peau et c'est tout simplement merveilleux.

Vous aimez regarder les hommes?

Tout à fait. Pour autant, il y a aussi des jours où je ne suis pas dans mon assiette. Je porte des vêtements amples pour ne pas me faire remarquer. Mais au fond, j'aime provoquer par le biais de mon apparence ainsi qu'avec mes vêtements.

Quelle image donnez-vous de la femme à un garçon de 13 ans en pleine puberté, lorsqu'il vous croise dans la rue?

Tout ce que je sais, c'est que lors de mon enfance, j'étais totalement fascinée par la Française aux seins les plus incroyables: Lolo Ferrari. Je l'idolâtrais. Mais à l'époque, je n'avais absolument pas conscience qu'elle avait subi des opérations. Je trouvais cette femme tout simplement sublime. Je ne pense pas avoir beaucoup d'influence sur les jeunes en matière de perception de la femme. Je pense qu'il est plus important de se pencher sur l'éducation et l'éveil dispensé par les parents. J’estime qu'il est important de dire clairement aux adolescentes que si elles veulent ressembler à cela, ce n'est pas un problème, mais qu'il faut attendre d'être majeure pour décider par soi-même. Mais en toute honnêteté, il y a pire que la chirurgie esthétique. Je ne fais rien de prohibé, je ne consomme pas de drogue, je ne fais pas de commerce illégal...

La poitrine de Mme Ferrari avait une circonférence de 130 centimètres après 33 opérations. Elle était considérée comme la femme dotée de la plus grosse poitrine au monde. Était-ce autrefois votre objectif?

Non, cet objectif n'a jamais été le mien. Comme je l'ai dit, je ne prévois pas d'autres mammoplasties.

Dans quelle mesure accordez-vous de l'importance à l'opinion des autres?

Si j'y attachais de l'importance, je ne serais pas qui je suis aujourd'hui, et je n'aurais jamais ouvert le refuge.

Récemment, vous avez commencé à publier régulièrement des photos de vos animaux sur votre compte Instagram. Vos fans aiment-ils cela?

Les hommes ne l'apprécient pas tous. Récemment, un type a publié un commentaire sous la photo de ma dinde. Apparemment, il n'en avait cure de mon histoire. Je lui ai donc répondu qu'il n'était pas obligé de regarder la photo ou de lire l'histoire. En revanche, la plupart des femmes apprécient que je soutienne les animaux, et par ailleurs, cet engagement est aussi très populaire dans l'industrie du porno.

Vous pourriez créer deux comptes. L'un pour l'érotisme, l'autre pour votre refuge?

Non, je ne le ferai pas. Ces deux activités, même si elles sont profondément différentes, font partie intégrante de ma vie.

En Espagne, où vous vivez depuis plusieurs années, vous avez également participé à des manifestations pour défendre le bien-être animal. Contre quoi luttez-vous dans ce pays?

Je manifeste contre la tauromachie et, au fond, contre les conditions de vie au sein de l'industrie alimentaire et de l'élevage.

Avez-vous aussi participé à des manifestations par le passé, lorsque vous viviez encore en Suisse?

Non.

Cela signifie-t-il que vous serez, à l'avenir, plus active sur le plan politique en raison de votre refuge?

Grâce au refuge, je me suis fait de nouveaux amis. Ce pays est formidable: les militants qui partagent ma cause ne se soucient pas de mon activité professionnelle. En Espagne, la tolérance envers ma profession est beaucoup plus grande.

Ils défendent les animaux et font en sorte de leur éviter la souffrance. Pourtant, vous n'y allez pas de main morte avec votre propre corps. Comment expliquez-vous ce paradoxe?

Je dis toujours qu'une personne adulte peut faire ce qu'elle veut de son corps, à condition de le faire volontairement, de ne rien faire d'illégal, et ainsi, de ne pas avoir d'incidence sur d'autres personnes.

«Je manifeste contre la tauromachie et, au fond, contre les conditions de vie au sein de l'industrie alimentaire et de l'élevage.»
Aviva Rocks

Dans un récent entretien, vous avez déclaré la chose suivante: «Il est compliqué pour moi de trouver un compagnon. En raison de mon travail, de mon apparence, de mon style de vie et de tous ces animaux. Aussi en raison de mon militantisme. C'est l'ombre au tableau de ma vie».

Les choses sont ce qu'elles sont. Je me suis rendue compte que mon apparence extérieure attire les hommes, mais qu'ils n'étaient pas prêt à se retrousser les manches au refuge. Ou peut-être est-ce l'inverse. Mais pour être heureuse, je n'ai pas forcément besoin d'un homme.

Peut-être devriez-vous postuler à l'émission télévisée «Bäuerin, ledig, sucht...» (Agricultrice, célibataire, recherche...).

(Rires) Eh bien... je serais une femme d'agriculteur peu ordinaire. Mais qui sait, peut-être que la chaîne de télévision 3+ m'appellera bientôt.

En février dernier, vous avez célébré vos 30 ans. Est-ce une bonne chose?

Jusqu'à présent, tout va bien. Mais reposez-moi la question dans quelques années.

Où en serez-vous dans cinq ans?

J'espère que je pourrai encore tirer quelques années de ma carrière de cam-girl et d'actrice porno.

Craignez-vous de ne plus être assez attirante pour ces métiers?

Cela ne m'inquiète pas. Je connais des femmes de plus de 50 ans qui réussissent encore dans ces secteurs. Mes fans aussi vieillissent. Quoi qu'il en soit, il y a des petites et des grandes actrices porno, comme il y a des grosses et des minces, des poitrines volumineuses ou non... En deux mots, il y un marché pour tout. J'arrêterai quand le métier ne me procurera plus de plaisir et quand je n'aurai plus le sourire le matin au réveil.

Que voulez-vous absolument accomplir dans votre vie?

Je suis encore au tout début de l'aventure du refuge. À l'avenir, je construirai davantage d'enclos afin de pouvoir accueillir encore plus d'animaux. Je veux aussi être en mesure d'offrir un toit aux chevaux et aux ânes. Mais cela requiert encore un peu de temps et d'argent. Je fais presque tout moi-même. Il n'y a que quelques bénévoles issus des militants les plus actifs qui viennent me prêter main forte. Mais je donne tout pour pouvoir atteindre mon objectif.

Quelle a été la plus belle expérience au refuge jusqu'à présent?

Ce qu'il y a de plus beau, c'est lorsque qu'un animal secouru se rend compte qu'il vient de se voir offrir une nouvelle vie.

Retour à la page d'accueil