Angleterre: des dizaines de pays, dont la France, exemptés de quarantaine

Relaxnews

3.7.2020 - 19:15

Les voyageurs arrivant en Angleterre en provenance de plus de 70 pays et territoires, dont la France, seront exemptés de quarantaine dès le 10 juillet.
Source: Relaxnews

Les voyageurs arrivant en Angleterre en provenance de plus de 70 pays et territoires, dont la France mais pas les Etats-Unis, seront exemptés de quarantaine dès le 10 juillet, a annoncé vendredi Londres, au grand soulagement du secteur touristique.

Après plusieurs jours de fuites contradictoires entretenant la nervosité des professionnels, les autorités ont dévoilé le premier assouplissement de la controversée quarantaine de 14 jours imposée le 8 juin pour éviter une résurgence de l'épidémie de coronavirus au moment où le Royaume-Uni déconfine.

Sur la liste officielle des exemptions publiée vendredi figurent la plupart des pays de l'Union européenne (mais pas le Portugal ou la Suède par exemple), la Corée du Sud, Hong Kong ou l'Australie, ainsi que les 14 territoires britanniques d'outre-mer.

Parmi les grands absents figurent la Chine continentale, la Russie et les Etats-Unis, lesquels ont enregistré jeudi un record de nouvelles infections quotidiennes (plus de 53.000).

Ces exemptions ne s'appliquent pour l'instant qu'aux arrivées en Angleterre. L'Ecosse, le Pays de Galles et l'Irlande du Nord maintiennent la quarantaine.

«J'espère vraiment que les quatre nations pourront avancer au même rythme, cela simplifierait beaucoup les choses pour les gens, mais il leur revient de prendre ces décisions elles-mêmes», a concédé le ministre des Transports, Grant Shapps, sur la BBC.

La directrice de l'office du tourisme du Royaume-Uni, Visit Britain, Patricia Yates, voit dans ces exemptions un «coup de pouce opportun à l'industrie du tourisme au moment où nous entrons dans la haute saison», tandis que la compagnie aérienne EasyJet a salué un «geste important».

La mise en place d'une quarantaine avait provoqué la colère des compagnies aériennes, poussant même British Airways, EasyJet et Ryanair à attaquer en justice le gouvernement afin de mettre fin à cette mesure jugée catastrophique pour le tourisme.

- Appel à la prudence -L'assouplissement de la quarantaine, promis dès son entrée en vigueur pour permettre aux Britanniques de partir cet été au soleil, s'est fait dans la confusion, donnant lieu à des fuites contradictoires dans la presse et des annonces changeantes. Et alimentant les critiques déjà vives adressées au gouvernement pour sa gestion de la crise.

Seuls quelques pays méditerranéens étaient évoqués au départ. L'exécutif, qui avait parlé d'une mise en place dès le 6 juillet avant de finalement la repousser au 10 juillet, a tardé toute la semaine avant de faire une annonce, mettant en cause la résistance des autorités écossaises dirigées par les indépendantistes.

La Première ministre écossaise Nicola Sturgeon a déploré vendredi un manque de concertation, dénonçant «encore un processus de décision chaotique du gouvernement» du conservateur Boris Johnson.

Elle a affirmé que la liste qui lui avait été montrée jeudi par le gouvernement n'était pas la même que celle qui a été publiée, et que l'Ecosse publierait sa propre liste dans les prochains jours.

Le ministère des Transports a averti que Londres n'hésiterait pas à réimposer des restrictions si le nombre de contaminations devait augmenter dans les pays exemptés de quarantaine.

Le Royaume-Uni compte le plus grand nombre de décès du coronavirus en Europe (44.000 morts), mais le nombre de nouveaux cas ralentit et le pays a commencé à lever les restrictions imposées durant le confinement qui a duré trois mois.

Boris Johnson doit appeler vendredi la population à agir de manière responsable, lors d'une conférence de presse organisée à la veille d'une étape majeure du déconfinement en Angleterre avec la réouverture des pubs, restaurants, salons de coiffure, musées et cinémas.

Ce déconfinement est un tournant délicat pour le gouvernement, qui a dû fermer de nouveau écoles et commerces non essentiels dans la ville de Leicester (centre de l'Angleterre) face à la multiplication des contaminations.

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