Conseil fédéral

Démission de Johann Schneider-Ammann: le bon moment, selon lui

ATS

25.9.2018

Johann Schneider-Ammann quittera le Conseil fédéral à la fin de l'année. Le rôle qu'il a joué en faveur de l'économie suisse revient dans toutes les bouches. Il est, selon certains, demeuré un entrepreneur avant tout. Plusieurs voix attendent une femme pour lui succéder.

"Je vais bien","je suis éveillé": Johann Schneider-Ammann a débuté sa conférence de presse mardi en démentant les rumeurs sur sa santé. Et le ministre de l'économie démissionnaire de préciser qu'il a encore trois mois de travail intensifs devant lui. C'est tout simplement le bon moment, affirme-t-il. La Suisse est dans une position forte.

Le PLR regrette la décision de Johann Schneider-Ammann. Le PDC remercie le conseiller fédéral pour son engagement en faveur de la place économique suisse. Côté socialiste, le conseiller national Roger Nordmann souligne que Johann Schneider-Ammann s'est "très largement" engagé pour la formation professionnelle. Et pour l'UDC, il a tout fait pour garantir l'emploi en Suisse.

La carrière de Johann Schneider-Ammann en quelques images

Ancien entrepreneur

Economiesuisse souligne le rôle du conseiller fédéral dans les questions de formation, de recherche et de développement. L'Union syndicale suisse (USS), estime pour sa part qu'en tant qu'ancien entrepreneur et président de Swissmem Johann Schneider-Ammann a fait des compromis dans des dossiers importants pour les syndicats.

Hans-Ulrich Bigler, directeur de l'Union suisse des arts et métiers (usam) relève que le conseiller fédéral a fait avancer les accords de libre-échange, avec la Chine compris.

Le portrait de Johann Schneider-Amman en vidéo

Esprit compétitif

Dans le monde agricole, les avis sont plus critiques. Le conseiller national PLR et directeur de l'Union suisse des paysans Jacques Bourgeois rappelle ne pas toujours avoir été sur la même longueur d'onde. Il était toutefois "ouvert au dialogue", nuance le Fribourgeois.

Autre voix du monde agricole, l'ancien secrétaire d'Uniterre Fernand Cuche estime que le conseiller fédéral ne s'intéressait pas à la question de la durabilité, à l'écologie, à la population paysanne. Il précise qu'il n'y voit pas de mépris mais un esprit tourné vers la compétitivité.

Succession féminine

La course à la succession du libéral-radical est désormais ouverte. L'élection devrait vraisemblablement avoir lieu le 5 décembre. La pression féminine sera forte, à l'image des Verts qui l'ont clairement exprimé mardi déjà en réclamant une double candidature féminine de la part du PLR.

La plus citée, Karin Keller-Sutter, pourrait prendre sa revanche. La Saint-Galloise, désormais au Conseil des Etats qu'elle préside cette année, avait été candidate en même temps que Johann Schneider-Ammann en 2010. Le PLR informera mercredi de la suite de la procédure de désignation des candidats.

Johann Schneider-Ammann: qui lui succédera?

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