Il fait de plus en plus chaud

L'impact du changement climatique sur les villes suisses

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2.11.2018

L'été 2018 n'était que le début: la Suisse subit de plein fouet les effets du changement climatique. C'est à Genève qu'on a enregistré la hausse de température la plus importante: ici, la température annuelle moyenne a augmenté de 0,9  degré Celsius.

Si vous avez l'impression qu'avant, il faisait plus froid en hiver et plus frais en été, sachez que ce n'est pas qu'une impression. L'European Data Journalism Network (EDJNet), auquel appartient également «Spiegel Online», a évalué des données météorologiques historiques en provenance de toute l'Europe.

Cette analyse, effectuée à partir de plus de 100 millions de données issues de 500 villes européennes, révèle à quel point la température a augmenté ces 117 dernières années et quelles sont les répercussions concrètes de ce changement – notamment sur les villes suisses.

Les résultats sont sans ambiguïté: la planète se réchauffe. En Suisse, c'est à Genève que l'impact du changement climatique est le plus évident. Sur place, entre 2000 et 2017 la température annuelle moyenne a augmenté de 0,9 degré Celsius par rapport à la moyenne du 20e siècle. Dans l'ensemble, il fait également plus chaud dans les autres villes et régions étudiées – Zurich, Bâle, Lausanne, Saint-Gall et Winterthour.

Forte diminution du nombre de jours de gel

Cette augmentation est particulièrement visible au niveau des jours de chaleur: à Bâle, par exemple, le nombre de jours de chaleur est passé de 2,4 (plus de 22 degrés Celsius en moyenne sur 24 heures) par an au 20e siècle à 8,4 par an depuis le changement de millénaire.

Des études scientifiques ont prouvé que la hausse des températures entraînait une hausse du taux de mortalité en été. Le nombre de victimes du froid, en revanche, pourrait baisser, comme l'ont écrit les auteurs de l'étude. En outre, les températures élevées auraient un impact sur l'infrastructure: l'asphalte des routes ramollit et les rails se courbent. Conséquence: des embouteillages, des retards et des déraillements, dans les cas les plus extrêmes.

Le nombre de jours de gel connaît également une baisse importante dans l'ensemble de la Suisse. À Winterthour et à Zurich par exemple, depuis 2000, il gèle en moyenne près d'une semaine de moins qu'au 20e siècle. Et ce n'est pas problématique que pour le tourisme hivernal. Parcourez notre galerie d'images pour découvrir quelles sont les répercussions du changement climatique sur les villes suisses.

Tendances météorologiques

Pour leur analyse, les journalistes se sont appuyés sur des données du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (CEPMMT). L'organisation utilise diverses sources, comme des stations météorologiques, des ballons-sondes, des balises et des observations par satellite, pour établir des réanalyses de données météorologiques, comme l'explique «Spiegel Online».

Elles seraient particulièrement utiles «pour étudier des tendances météorologiques sur une période de plus d'un siècle, car elles regroupent des relevés issus de milliers de sources de données et permettent de procéder à une comparaison spatiale et temporelle.»

Ils ont à chaque fois étudié des carrés d'environ 80 kilomètres (jusqu'en 1979: 125 kilomètres) de large. Les données ne font donc pas référence à des villes, mais à des cellules de trame. L'avantage: les effets d'îlot de chaleur, dus à une forte urbanisation et à la présence de microclimats, ne faussent pas le résultat.

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